ViehzuchtArbeiten rund um's ViehChrissu

Chrissu in Vallorcine (F)

Litière

 Les femmes ratissent la "litière" dans la forêt, c'est-à-dire les aiguilles d'épicéas et de mélèzes tombées au sol, qu'elles ramènent à pleines hottes. Ces aiguilles servent de litière aux vaches, puis d'engrais. Mais la forêt, trop exploitée se dégrade. Il faut donc la protéger. L'administration forestière lutte contre les pratiques des habitants qui accélèrent les dégâts : les coupes excessives, le ramassage de la litière et le pâturage dans les sous-bois. Dès l'annexion de La Savoie à la France en 1860 l'autorisation de ramasser la litière est renouvelée au préfet  "C'est le seul moyen d’existence de la population qui n'a point d’autres ressources, de faire de l'engrais pour fumenter des terres qui ne peuvent rien produire d’elle-même"  Après plusieurs tractations, l'administration accepte le ramassage avec des râteaux à dents de bois ou en corne de chamois. Mais un rapport de 1886 révèle que le sol est dénudé par l'enlèvement des feuilles mortes.

D'après Charles et Françoise Gardelle "Vallorcine, Histoire d’une vallée entre Aoste, Mont-Blanc et Valais"

Dès l'âge de 5 ans avec ma soeur j'allais chercher la litière pour les vaches dans la forêt. A la fin de l'été et le début de l'automne quand les aiguilles de mélèze étaient bien sèches, la hotte sur le dos et avec le "ratelet" petit râteau à dents larges en fer et manche court .Il fallait ramasser les aiguilles sans racler, puis je les mettais dans la hotte et faisais autant de voyages pour rentrer la litière dans l'écurie et dans les "chutes"  (appentis) autour de la maison.

Serge Ancey, né en 1944.

 Allâ à literné : aller à la litière. La litière était ramassée sur les terrains privés "dzorats" avec une rotation sur 3 années. Les aiguilles de mélèze étaient ramassées pour la litière mais aussi les aiguilles de sapin (épicéa) et la mousse. Albert Burnet né en 1920.

ÜBERSETZUNG (Teilübersetzung):

Text 1: Die Streue (litière)

Die Frauen sammelten die Streue im Wald, das heisst die Nadeln von Fichten und Lärchen, die abgefallen waren und die man in grossen Tragkörben einsammelte. Diese Nadeln dienten als Streue für die Kühe und später auch als Dünger. Aber dadurch wurde der Wald übernutzt. Man musste ihn also schützen. Die Forstbehörde bekämpfte diese Praktiken der Einwohner, weil diese Schäden verursachten. Insbesondere bekämpften sie das zu starke Abholzen, das "Chrissu" und das Weiden im Unterholz. Seit dem Anschluss von Savoyen an Frankreich im Jahre 1860 wurde vom Präfekten das "Chrissu" aber wieder erlaubt." …….

Text 2:

Seit ich 5 war ging ich zusammen mit meiner Schwester Streue sammeln im Wald. Am Ende des Sommers und zu Beginn des Herbstes, als die Nadeln der Lärchen gut trocken waren gingen wir mit dem Tragkorb auf dem Rücken und einem speziellen Rechen ( "ratelet" siehe Bild) in den Wald. Wir sollten die Nadeln sammeln ohne zu tief zu kratzen. Diese trugen wir in mehreren Arbeitsgängen in den Stall und in den kleinen Anbau ums Haus.

Serge Ancey, né en 1944.
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